Le gouvernement ivoirien a annoncé ce mercredi 15 avril 2026 la création d’un fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI).
Lors sa traditionnelle conférence de presse, après la réunion du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly a précisé les contours et les objectifs de ce fonds souverain.
“Le FSD-CI est une personne morale de type particulier chargée la gestion et de la valorisation des actifs stratégiques de l’Etat ainsi que du financement et de la structuration de projets d’infrastructures et d’investissements vitaux, nécessaires à la transformation structurelle de l’économie nationale’’, a-t-il expliqué.
Aussi, a-t-il ajouté que la création du FSD-CI s’inscrit dans la continuité des réformes déjà engagées en Côte d’Ivoire “pour mettre en place un pôle bancaire public dynamique’’ avec le trio : Caisse de Dépôt et de Consignation, Fonds de garantie pour les PME (SGPME) et les Caisses de retraite reformées.
Le FSD-CI vient donc compléter les instruments publics dont le rôle est de “doter l’économie nationale de capacités de financement importantes’’.
Il est structuré autour de trois (03) sous-fonds spécialisés : le Fonds de Développement des Infrastructures, le Fonds de Stabilisation Economique et le Fonds de Placements Financiers Stratégiques.
Le FSD-CI sera financé notamment par l’affectation d’une quote-part des revenus tirés de l’exploitation des matières premières minières et énergétiques ainsi que par le transfert d’actifs publics.
Dans la foulée de cette annonce gouvernementale, l’opposant Ahoua Don Melo, qui avait fait de la souveraineté économique de la Côte d’Ivoire, le point clé de son programme lors de la campagne pour présidentielle d’octobre 2025, a salué la création de ce fonds souverain.
“C’est un bel exemple de la façon dont les idées de l’opposition peuvent finir par s’imposer’’, s’est-il réjoui dans un communiqué.
Toutefois, il averti sur des risques “d’opacité des investissements’’ et d’une transformation du FSD-CI en “caisse noire’’
Même si le gouvernement prévoit “des mécanismes de contrôle interne, de transparence et de reddition de comptes’’.
Serge Alain Koffi













